1.31.2018

Georges Moustaki : Je ne sais pas où tu commences (1971)




Titre  de l'album Il y avait un jardin sorti en 1971

Paroles de Georges Moustaki / Musique Hubert Rostaing


Paroles

"Je ne sais pas où tu commences" 

Tu portes ma chemise
Et je mets tes colliers.
Je fume tes gitanes,
Tu bois mon café noir.
Tu as mal à mes reins
Et j´ai froid à tes pieds.
Tu passes mes nuits blanches
Et j´ai tes insomnies.

Je ne sais pas où tu commences,
Tu ne sais pas où je finis.

Tu as des cicatrices
Là où je suis blessé.
Tu te perds dans ma barbe,
J´ai tes poignets d´enfant.
Tu viens boire à ma bouche
Et je mange à ta faim.
Tu as mes inquiétudes
Et j´ai tes rêveries.

Je ne sais pas où tu commences,
Tu ne sais pas où je finis.

Tes jambes m´emprisonnent,
Mon ventre te retient.
J´ai ta poitrine ronde,
Tu as mes yeux cernés.
Ton souffle me réchauffe
Et j´étouffe tes cris.
Je me tais quand tu m´aimes,
Tu dors quand je le dis.

Vidéo chaîneGeorges Moustaki International Fan Club

La chanson soustitrée par ici 

1.18.2018

Le Facteur par Georges Moustaki ( 1979 )



" Le Facteur "dont Georges Moustaki a écrit les paroles françaises sur une mélodie grecque de Manos Hadjidakis, sortie en 1969.

Il s’agit ici d’une version live, extraite du Récital Moustaki du 17 octobre 1976.

Le jeune facteur est mort
Il n'avait que dix-sept ans

L'amour ne peut plus voyager
Il a perdu son messager

C'est lui qui venait chaque jour
Les bras chargés de tous mes mots d'amour
C'est lui qui tenait dans ses mains
La fleur d'amour cueillie dans ton jardin

Il est parti dans le ciel bleu
Comme un oiseau enfin libre et heureux
Et quand son âme l'a quitté
Un rossignol quelque part a chanté

Je t'aime autant que je t'aimais
Mais je ne peux le dire désormais
Il a emporté avec lui
Les derniers mots que je t'avais écrits

Il n'ira plus sur les chemins
Fleuris de roses et de jasmins
Qui mènent jusqu'à ta maison
L'amour ne peut plus voyager
Il a perdu son messager
Et mon cœur est comme en prison

Il est parti l'adolescent
Qui t'apportait mes joies et mes tourments
L'hiver a tué le printemps
Tout est fini pour nous deux maintenant

Vidéo

Dans le blog

12.30.2017

Georges Moustaki - Portugal ( 1975 )




Georges Moustaki - Portugal (TV Grece ) - 1975

Ce titre est extrait de l'album : Le Voyageur  (1974)


À propos de la chanson

Il s'agit de l'adaptation de "Fado Tropical " chanson écrite pour la pièce de théâtre Calabar (1973) par Chico Buarque , chanteur , compositeur et écrivain brésilien en collaboration avec le cinéaste Ruy Alexandre Guerra , l'un des réalisateurs importants de la nouvelle vague du cinéma brésilien des années 60 .

Moustaki fait son adaptation en hommage à la Révolution d'avril 1974 au Portugal (Révolution des oeillets ) qui entraîne la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933.

Paroles

Ô muse ma complice,
Petite sœur d’exil,
Tu as les cicatrices
D’un 21 avril.

Mais ne sois pas sévère
Pour ceux qui t’ont déçue
De n’avoir rien pu faire
Ou de n’avoir jamais su.


Refrain
À ceux qui ne croient plus
Voir s’accomplir leur idéal
Dis leur qu’un œillet rouge
A fleuri au Portugal


On crucifie l’Espagne
On torture au Chili
La guerre du Viêt-Nam
Continue dans l’oubli

Aux quatre coins du monde
Des frères ennemis
S’expliquent par les bombes
Par la fureur et le bruit.

Refrain

Pour tous les camarades
Pourchassés dans les villes
Enfermés dans les stades
Déportés dans les îles

Ô muse ma compagne
Ne vois-tu rien venir
Je vois comme une flamme
Qui éclaire l’avenir

Refrain


Oh musa do meu fado,
Oh minha mãe gentil,
Te deixo consternado
No primeiro abril.


Mas não sê tão ingrata,
Não esquece quem te amou
E em tua densa mata
Se perdeu e se encontrou.

Débouche une bouteille
Prends ton accordéon
Que de bouche à oreille
S’envole ta chanson


Car enfin le soleil
Réchauffe les pétales
De mille fleurs vermeilles
En avril au Portugal

Refrain

Et cette fleur nouvelle
Qui fleurit au Portugal
C’est peut-être la fin
De l' empire colonial.

Et cette fleur nouvelle
Qui fleurit au Portugal
C’est peut-être la fin
De l' empire colonial


Pour aller plus loin

Cahier d'études romanes
Article : Adriana Coelho-Florent
https://etudesromanes.revues.org/
Vidéo

12.26.2017

Georges Moustaki - Méditerranéen



Méditerranéen (live)  1993

Méditerranéen
Garanti d'origine
Sans pays sans racine
Sans langage précis

Méditerranéen
D'un peu toutes les rives
Sans frontière fictive
De partout et d'ici

Méditerranéen
Même quand je suis loin
D'Alexandrie

Méditerranéen
De la tête aux orteils
Enivré par le soleil
D'amour et de folie

Méditerranéen
Pour le pour et le contre
Pour l'orgueil et la honte
Et la mélancolie

Méditerranéen
Même quand je suis loin
D'Alexandrie

Méditerranéen
Pour toutes les offenses
Pour toutes les violences
Et la sagesse aussi

Méditerranéen
Du coeur de notre terre
Je demande à mes frères
Qu'ils se réconcilient

Méditerranéen
Même quand je suis loin
D'Alexandrie

Méditerranéen
Même quand je suis loin
D'Alexandrie

Méditerranéen
Même quand je suis loin
D'Alexandrie

Méditerranéen
Même quand je suis loin
D'Alexandrie

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12.22.2017

Georges Moustaki - Sans la nommer (1979)


À propos de cette chanson

Symbole des mouvements de gauche et anarchistes dans les années 1970, "Sans la nommer" est écrite en 1969, composée et interprétée par Moustaki, la première fois au festival de l'île de Wight (au sud du Royame-Uni ) . Moustaki rend hommage à la révolution permanente.

" Sans la nommer " un titre de son album " Moustaki "

Paroles

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d'elle
Comme d'une bien-aimée,
D'une infidèle,
Une fille bien vivante
Qui se réveille
A des lendemains qui chantent
Sous le soleil.

Refrain
C'est elle que l'on matraque,
Que l'on poursuit que l'on traque.
C'est elle qui se soulève,
Qui souffre et se met en grève.
C'est elle qu'on emprisonne,
Qu'on trahit qu'on abandonne,
Qui nous donne envie de vivre,
Qui donne envie de la suivre
Jusqu'au bout, jusqu'au bout.

Je voudrais, sans la nommer,
Lui rendre hommage,
Jolie fleur du mois de mai
Ou fruit sauvage,
Une plante bien plantée
Sur ses deux jambes
Et qui trame en liberté
Ou bon lui semble.

Refrain

Je voudrais, sans la nommer,
Vous parler d'elle.
Bien-aimée ou mal aimée,
Elle est fidèle
Et si vous voulez
Que je vous la présente,
On l'appelle
REVOLUTION PERMANENTE.

Refrain

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